Comprendre les noms balinais peut être déroutant au début, car ils diffèrent des conventions occidentales en n’utilisant pas de nom de famille. Si votre voyage vous conduit à Bali et que vous souhaitez respecter la population locale et sa culture, il est bon de se plonger dans la compréhension de leur système de dénomination unique. Ils suivent une méthodologie particulière pour l’attribution des noms. Bien que chaque individu porte trois noms, à la manière des Occidentaux, les similitudes s’arrêtent là.
L’influence de l’ordre de naissance sur les noms
L’importance de l’ordre de naissance est cruciale. Chaque Balinais a un nom exclusif qui identifie son ordre de naissance parmi ses frères et sœurs. En effet, ils utilisent des numéros « Sanskrits » pour marquer leur place dans la fratrie, du premier au dernier. Un phénomène intéressant se produit au cinquième enfant, où l’on observe une répétition continue de l’ordre des naissances, de la plus ancienne à la plus jeune.
- Premier enfant : Wayan, Putu ou Gede
- Deuxième enfant : Made, Kadek ou Nengah
- Troisième enfant : Nyoman, Komang
- Quatrième enfant : Ketut
Le cinquième enfant, le début d’une nouvelle boucle
Les choses se compliquent lorsque les grandes familles balinaises doivent attribuer à plusieurs reprises des noms à leurs enfants.
Si nous prenons l’exemple d’une famille de 8 enfants, le dernier s’appellera « Ketut Balik », ce qui signifie « encore un quatrième dans la lignée », et ainsi de suite. Il n’est pas rare de trouver plusieurs Wayans, Ketuts, Nyomans, Komangs, etc. dans la même famille et sous le même toit.

L’influence du système des castes sur les noms balinais
Comprendre les noms balinais, c’est aussi comprendre le système social des castes de Bali. Cette approche s’écarte considérablement des normes occidentales. Le système de castes de Bali, le Catur Warna, classe les Sudra, soit 95 % de la population, comme la caste du peuple. Il s’agit des citoyens ordinaires, des paysans et des domestiques. Les 5 % restants sont répartis en trois castes. Vaishya, situé juste au-dessus de Sudra, comprend principalement des marchands et des propriétaires terriens. Les Khsatriya, au-dessus des Vaishya, sont principalement des guerriers et des rois. Les castes les plus élevées, Bhramin, Ksatria et Waisya, ont évolué ; les Bhramin, qui étaient autrefois des prêtres hindous, comprennent aujourd’hui des universitaires, des intellectuels, des économistes, des aristocrates et des juristes. La distinction entre les sexes dans le Bhramin utilise « Ida Bagus » pour les hommes et « Ida Ayu » pour les femmes. Les noms de caste précèdent généralement les noms ordinaux, établissant ainsi une hiérarchie où les titres précèdent les noms.

Noms de personnes
Les noms de personnes concluent l’appellation balinaise, équivalente aux prénoms en anglais. De nombreuses générations préfèrent n’utiliser que leur nom personnel pour plus de clarté. Ces noms personnels, toujours empreints de beauté ou de caractéristiques naturelles, offrent la possibilité d’une connexion plus profonde si vous vous rapprochez d’un Balinais pendant votre séjour. Toutefois, ne demandez pas directement la signification de leur surnom personnel lors de la première rencontre, car cela pourrait être considéré comme direct et impoli.
Distinction entre les sexes
La distinction entre les noms de garçons et de filles est une règle à Bali. Un ensemble distinct de noms est réservé aux filles, ce qui facilite l’identification de leur sexe. Bien que cette distinction devienne évidente à l’adolescence, il est difficile de différencier les petits enfants en fonction de leur sexe. C’est pourquoi des préfixes tels que « Ni » pour « fille » ou « I » pour « garçon » sont ajoutés.
Si vous souhaitez en savoir plus sur la culture balinaise et ses habitants, le meilleur moyen est de passer quelques jours avec un guide balinais. Contactez-nous en remplissant ce formulaire, afin que nous puissions préparer le voyage de vos rêves.
